2- Lydia Jardon et L'Oiseau de feu de Stravinsky
À la Chapelle du Musée de l’Amérique française le 26 février 2012 à 14h30
Lydia Jardon, pianiste française et Marie-Ginette Guay, récitante
Dans cette version de L’oiseau de feu écrite pour le piano par Stravinsky, la pianiste sera accompagnée par la comédienne Marie-Ginette Guay qui récitera le conte de l’oiseau de feu.
Adultes : 35$ / Abonnés du Musée : 30$ /
Étudiants : 25$ / 12 ans et moins : 15$
Réservations : 418-692-5646
En collaboration avec Le Musée de l’Amérique française et le Consulat général de France
PROGRAMME ET NOTES DE PROGRAMME
Igor Stravinsky - L'Oiseau de Feu, Transcription pour piano seul
- Introduction
- Le jardin enchanté de Kastcheï
- Apparition de l’Oiseau de feu poursuivi par Ivan Tsarévitch
- Danse de l’Oiseau de feu
- Capture de l’Oiseau de feu
- Supplications de l’Oiseau de feu
- Jeu des princesses avec les pommes d’or
- Brusque apparition d’Ivan Tsarévitch
- Ronde des princesses (Corovod)
- Lever du jour
- Carillon féérique, apparition des monstres-gardiens de Kastcheï
et capture d’Ivan Tsarévitch
- Danse de la suite de Kastcheï enchantée par l’Oiseau de feu
- Danse infernale de tous les sujets de Kastcheï
- Berceuse (L’Oiseau de feu)
- Disparition du palais et des sortilèges – Animation des chevaliers pétrifiés –
- Allégresse générale
Igor Stravinsky (1882-1971) rencontre en 1909 Serge Diaghilev, un personnage important de la vie artistique et promoteur des Ballets russes à Paris. Cette rencontre est d’une importance capitale pour le compositeur car Diaghilev lui commande alors un ballet. C’est ainsi que le 25 juin 1910, l’Oiseau de feu voit le jour à l’Opéra de Paris. Le ballet est fort bien accueilli par le public et la critique, projetant ainsi Igor Stravinsky au tout premier plan de la vie musicale internationale.
Le ballet s’inspire d’une ancienne légende folklorique russe : l’histoire du prince Yvan Tsarévitch qui croise sur son chemin un oiseau « doré et majestueux ». Un oiseau fabuleux qui est à la fois porteur d’espoir et de malheur pour les hommes.Littéralement soulevé par la beauté d’une plume qu’il réussit à arracher au somptueux oiseau, le jeune prince se lance à sa recherche. Bientôt sa quête le mène au palais du méchant sorcier Kastchei, le maître de l’immortalité, qui décide de le transformer en pierre à l’instant de tous les nobles chevaliers qui, séduits par le bel oiseau qui ont franchi les portes de son palais.
Avec l’aide des 13 princesses captives du sorcier et le l’oiseau de feu, le jeune prince parvient à tuer Kastchei. Finalement, tous célèbrent le triomphe du prince Tsarévitch.
La première version du ballet est constituée d’une introduction et de deux tableaux. Ce sont les quatorze mouvements de cette version que vous allez entendre aujourd’hui. Il faut savoir que le compositeur a retouché et arranger la partition de son ballet à plusieurs reprises. Pensons aux Trois Suites pour orchestres qu’il composa pour son Oiseau de feu respectivement 1911, 1919 et 1945. Pensons également aux différents arrangements de son Oiseau de feu que le compositeur a signé, notamment la version pour violon et piano ainsi que la version pour piano seul que nous donne aujourd’hui Lydia Jardon.
Influencé par Nikolai Rimski-Korsakov (1844-1908) qui fut son maître en écriture musicale, Stravinsky explore dans cette version les contrastes entre le diatonisme et chromatisme qui transpose sur le plan musical l’opposition entre l’homme terrestre et les présences mystiques qui gravitent autour de lui. Il fait toutefois preuve d’une grande originalité notamment par un travail soutenu sur l’irrégularité rythmique, qu’on retrouve plus tard brillamment utilisé ainsi que le note Debussy, dans des œuvres comme Petrouchka (1911) et le Sacre du printemps (1913).
Caio Alcântara
1- L'Italie à votre portée!
Concert italien / Chant et théorbe
Église St-Michael le 6 novembre 2011 à 14h30
Peggy Bélanger, soprano et Michel Angers au théorbe
Concert italien avec des airs de Barbara Strozzi (1619-1677), Benedetto Ferrari (1603-1664), Claudio Monteverdi (1567-1643);des oeuvres pour théorbe de Girolamo Kapsberger (1580-1651), Alessandro Piccinini (1566-1638); et une création mondiale spécialement écrite pour le duo par Yannick Plamondon.
Adultes : 25$ / Étudiants : 15$ / 12 ans et moins : 10$
Réservations : lescouperin@gmail.com ou 418-692-5646
PROGRAMME
L’amante segreto |
Barbara Strozzi(1619-1677) |
Toccata arpeggiata |
Girolamo Kapsberger(c.1580-1651) |
Lilla crudele |
B. Strozzi |
Gite ò giorni dolenti |
B. Strozzi |
Preludio terzo |
G. Kapsberger |
Aria di Fiorenze |
G. Kapsberger |
L’eraclito amoroso |
B. Strozzi |
Toccata Prima & Corrente Prima |
Alessandro Piccinini(1566-1639) |
Amanti, io vi sò dire |
Benedetto Ferrari( 1603 – 1681) |
Pausa |
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Giusta negativa |
B. Strozzi |
Preludio primo e Passacaglia |
G. Kapsberger |
Il pianto della Madona |
Claudio Monteverdi(1567 - 1643) |
*Quand la lampe |
Yannick Plamondon1970 - |
Toccata XIII |
A. Piccinini(1566-1638) |
La Travagliata |
B. Strozzi |
Amor dormiglione |
B. Strozzi
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Notes de programme
À la fin de la Renaissance, époque durant laquelle existait une forte prévalence des formes contrapuntiques complexes et raffinées, arrive une nouvelle pratique; chanter à voix seule accompagné d’un instrument. Les luthistes du XVIe siècle avaient déjà pour pratique d’arranger et de mettre en tablature madrigaux et chansons qui étaient ensuite chantés par une voix soliste avec accompagnement.
Recitar cantanto
Le concept du recitar cantando a été introduit par des musiciens, artistes, philosophes et nobles de la fin du XVIe siècle à partir de la Camerata fiorentina de la cour du comte Bardi. Ayant comme référence des textes de la Grèce antique sur la musique et la tragédie, ces intellectuels ont voulu créer un nouveau style musical avec l’intention de se rapprocher de celui de la Grèce antique lequel provoquait, selon Aristote, la catharsis ou purification des passions.
À cette époque, après plus d’un siècle de souveraineté, la polyphonie franco-flamande avait atteint un point de perfection tel, en termes de forme et de contrepoint, que le texte et son sens perdirent toute leur importance et devinrent incompréhensibles. En modifiant le texte, allongeant les mots ou escamotant les syllabes pour accommoder le contrepoint, les compositeurs de ce style polyphonique ont entravé la compréhension des paroles. Dans le recitar cantando qu’Agostino Agazzari définit comme étant «la vraie manière pour exprimer les paroles», la musique est complètement au service du texte qu’ils utilisent pour agir sur la psychologie et l’esprit de l’auditeur. Dans la préface de son recueil Le Nuove Musiche datant de 1602, Giulio Caccini décrit ainsi le contexte:
Le symbole de ce nouveau style était le citharède, le poète-musicien de la Grèce antique, qui chantait et s’accompagnait seul avec la kithara. Ce n’est donc pas surprenant que le recitar cantando soit un style dans lequel nous ne retrouvons qu’une seule ou très peu de voix.
Le recitar cantando, appelé plus tard stile recitativo fut utilisé pour la composition de représentations scéniques et de drames musicaux de Giulio Caccini (1551-1618), Jacopo Peri (1561-1633), Emilio Del Cavalieri (1550-1602) et Claudio Monteverdi (1567-1643), auteurs des premières formes opératiques.
À la fin du premier baroque, vers 1640, les compositeurs du recitar cantando tels que Barbara Strozzi (1619-1677), Benedetto Ferrari, Domenico Mazzocchi (1592-1665) et Giacomo Carissimi (1605-1674) travaillèrent au développement du récitatif, de l’arioso, de l’air et finalement, de la cantate sous sa forme finale avec l’alternance de récitatif et air. La technique vocale a également évolué depuis la publication des Nuove Musiche de Caccini. Ces changements se remarquent particulièrement par l’élargissement de la tessiture utilisée, l’utilisation de traits de virtuosité et de sauts d’intervalles plus
Michel Angers
Notes sur les compositeurs
Barbara Strozzi (1619-1677) La virtuosissima cantatrice. Fille adoptive du poète et librettiste Giulio Strozzi, Barbara est l’une des rares compositrices italiennes du 17ième siècle. Compositrice, cantatrice et luthiste accomplie, elle a participé activement aux réunions de l’Accademia degli unisoni où Benedetto Ferrari aurait pu assister. Elle a publié huit opus de madrigaux, airs et cantates.
Alessandro Piccinini (1566-1638) Alors qu’Alessandro travaillait à la cour de Ferrara pour le duc Alfonso. Par la suite, il suivra le cardinal Pietro Aldobrandini. La musique de Piccinini est traditionnel dans sa présentation et dans les choix de forme préférant les toccate et autres danses de son temps.
Benedetto Ferrari (1603-1681) Homme de théâtre, librettiste, compositeur et « excellent joueur de théorbe », Ferrari a surtout œuvré dans le domaine de l’opéra, s’impliquant notamment dans la toute première production d’opéra payante ouverte au grand public au Teatro San Cassiano de Venise. Auteur de trois livres de « Musiche varie a voce sola » il a été, avec Barbara Strozzi, à l’origine de la forme cantate telle qu’on la connaît aujourd’hui.
Claudio Monteverdi (1567-1643) Appartenant à deux époques, Claudio Monteverdi s’est consacré exclusivement à la musique vocale. Il a écrit parmi les plus belles pages musicales de son temps, aussi bien dans le style ancien que dans le nouveau style, la seconda prattica. Il pianto della Madonna et Exulta filia Sion sont extraites du recueil Selva morale e spirituale, publié à Venise en 1641, qui a marqué l’aboutissement de la carrière du compositeur.
Yannick Plamondon (1970- ) Yannick Plamondon est originaire de la région de Québec. Musicien autodidacte à l’origine, il a étudié la composition au Conservatoire de musique de Québec et au Conservatoire de musique de Montréal, où il a obtenu un Prix avec grande distinction.
Il s’est ensuite perfectionné auprès de Jonathan Harvey, Luca Francesconi, Tristan Murail, Julian Anderson.
Depuis 1996, les œuvres qu’on lui commande sont jouées et diffusées au Canada et à l’étranger par des formations aussi reconnues que le Nouvel Ensemble Moderne, l’Ensemble Contemporain de Montréal, la SMCQ, l’Orchestre Métropolitain, le Trio Fibonacci, le Toronto New Music Concerts, l’ensemble Continuum et l’Esprit orchestra, l’Ensemble de nouvelle musique Kiev, le Pittsburg NME, le Netherlands Radio Kammerorchestre et le Klangforum Wien, pour n’en nommer que quelques-uns.
Certaines de ses œuvres sont disponibles sur les étiquettes ATMA, AMBEROLLA, AUDIOGRAM et SRC-CBC.
Depuis 2008, il est professeur de composition musicale et de musique de chambre contemporaine au Conservatoire de Musique de Québec.
En août 2007, on a pu le voir aux côtés du chef Yannick Nézèt-Séguin et du chanteur Pierre Lapointe en tant que co-orchestrateur d’une version symphonique de La forêt de mal-aimés aux Francofolies de Montréal. Ce projet, unanimement salué par la critique, a attiré plus de 100 000 personnes dans les rues de Montréal et fait l’objet de diffusions télévisuelles et radiophoniques. Félix du spectacle de l’année 2007, une version a été gravée chez(Audiogram).
2010-11 Il co-écrit la musique du Conte Crépusculaire, dernière création du chanteur Pierre Lapointe et du plasticien David Altmejd. Galerie d’Art Contemporain de l’UQAM.
2012 : Création pour orchestre de chambre et film avec l'artiste visuel Pascal Grandmaison.
(Ensemble Spectra à -Gand Belgique- )
2012-13 Création d'un nouveau quatuor à cordes pour le Quatuor Molinari. Ainsi qu'un cycle de miniatures pour soprano et théorbe.
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